Territoire préhistorique

Parler territoire pour les périodes préhistoriques paraît complètement subjectif. Pourtant, des indices révèlent certains comportements et nous permettent d’esquisser diverses hypothèses. En général pour les périodes préhistoriques anciennes, ce sont…

Parler territoire pour les périodes préhistoriques paraît complètement subjectif. Pourtant, des indices révèlent certains comportements et nous permettent d’esquisser diverses hypothèses. En général pour les périodes préhistoriques anciennes, ce sont les origines des matières premières (silex, jais, ambre, coquillages fossiles, etc.) qui sont utilisées pour définir un territoire.

Les sites archéologiques sur lesquels je travaille sont situés dans une région pauvre en silex de bonne qualité. Qu’en déduit-on et quels comportements cela a-t-il induit?

  1. Cette situation n’a pas empêché ces préhistoriques de s’installer à un tel endroit,
  2. D’autres qualités président au choix d’un lieu de campement,
  3. Ils (les préhistoriques) ont apportés ou se sont procurés des silex de bonne qualité pour pallier le manque local

Que sait-on encore:

Les silex de bonne qualité viennent d’assez loin, de gîtes situés à 100km des sites pour la plupart; des silex venant de 200km sont aussi présents. Ces lieux permettent de dire que les préhistoriques s’y rendaient ou entretenaient des contacts avec des groupes présents sur place. Voilà donc un premier indice de territoire parcouru directement ou indirectement.

On constate aussi que des silex venant de gîtes géographiquement diamétralement opposés (100km au nord des sites, et 100 km au sud) sont présents sur les sites.

Magech1Est-ce un indice de la présence concomitante de groupes du nord et du sud? ou uniquement la fréquentation d’un même lieu à des périodes distinctes? ou encore la pratique d’échange avec des groupes du nord et du sud?

D’autres idées ou réflexions concernant le territoire préhistorique? N’hésitez pas à m’en faire part!

Un peu de pub: Je parlerai du territoire aux JAFAJ Journées Archéologiques Frontalières de l’Arc Jurassien.