Le camp de Balata à Naplouse a été établi en 1952 pour les réfugiés venant de Jaffa. Au début c’était un village de tentes qui abritait 7000 réfugiés; les tentes ont ensuite été remplacées par de petites maisons en dur, auxquelles des étages ont été ajoutés, cela sur la même surface initiale réservée aux tentes. Aujourd’hui, 23’000 personnes habitent ce camp. Les maisons appartiennent aux réfugiés, mais la terre est propriété de l’ONU.
Le camp est traversé par une route principale assez large, toutes les autres rues sont très étroites et sombres, sans soleil. Très habiles à bicyclette, les enfants se faufilent partout. Ce jour-là ils nous découvrent, nous occidentaux effarés de découvrir leurs conditions de vie: plus de 50 ans avec le minimum vital et entassés dans de petites pièces sombres!!!
Bien sûr, ils peuvent partir des camps et s’établir en ville, mais dès cet instant ils ne recevront plus la petite aide sous la forme d’aliments de base. Le calcul est vite fait: lorsque l’on n’a pas de travail, on n’a pas le choix, il vaut mieux rester dans le camp, au moins on y a un toit et à manger!
Un homme nous apostrophe, criant sur le fait que l’Europe a arrêté ses subventions suite aux dernières éléctions qui ont placé le Hamas au pouvoir. Il a raison, on est injuste! A cause de nous, il vit encore plus mal…
Et puis, j’ai serré la main à Mohammed, 16 ans environ, qui parlait quelques mots d’anglais! Il était simplement content de trouver notre groupe, et surtout de rire de nous parce que l’on bargouinait quelques mots d’arabe. Un moment heureux dans cette journée….